Le moraingy, c’est l’art du combat, un art martial malgache aux essences africaines arrivé sur la Grande île de l’océan Indien au 16e siècle. Cousin de la capoeira brésilienne, il a été introduit à Madagascar depuis l’Afrique australe, via les Comores où il n’est plus vraiment pratiqué.
A Mayotte toujours. On l’appelle le mrengué. A la Réunion, c’est le moring (ou moringue).
Le moraingy (ou moreingy) se pratique uniquement avec les mains à Mahajanga (région Boena, nord-ouest) contrairement à Antsiranana (région Diana, nord) où le pied est utilisé.
Dans le sud du pays, on l’appelle plus communément le ringa et là-encore seules les mains sont utilisées pour combattre.
A La Réunion où le moring a débarqué avec les esclaves malgaches, au 18e siècle, les coups peuvent également être portés avec le pied. Il ressemble aujourd’hui plus à une danse qu’à un combat. Il y a une quinzaine de clubs de moring à La Réunion. Ce sport dispose par ailleurs d’une fédération au niveau national.
Un tambour vient rythmer les combats qui se pratiquent dans un rond. Il n’y a plus vraiment de K.-O. sauf lors des combats « marrons ».
Aux Seychelles, la pratique de la tingue, une danse se rapprochant du moraingy, a disparu. Il en est de même à Maurice.
Le + : « le Moring, un art guerrier » de Sudel Fuma et Jean-René Dreinaza, océan éditions, autour de 6 euros
Quelques adresses : http://www.celat.ulaval.ca/histoire.memoire/b2006/Fuma.pdf; http://www.moringue-france.com/