Le prix des carburants enflamme l’île

De nombreux barrages routiers ont été érigés mercredi 15 février sur l’île de la Réunion, provoquant d’importants embouteillages. Ce mouvement a été lancé par les syndicats des transporteurs qui réclament une baisse du prix des carburants de 25 centimes. Les barrages ont été levés dans l’après-midi mais la tension n’a pas pour autant baissé.
Certains transporteurs souhaitaient, mercredi soir, bloquer l’approvisionnement en carburant des stations service de l’île. Des forces de l’ordre ont été positionnées aux abords du site où sont situés les entrepôts de carburant, lieu stratégique situé sur la commune du Port (nord-ouest).
L’un des représentants des transporteurs expliquaient, mercredi 15 février dans la soirée, qu’il souhaitait que le mouvement se poursuive alors que le préfet de La Réunion annonçait, quelques heures plus tôt, la levée des barrages.
Les barrages constitués de camions, de tractopelles et d’engins divers placés en travers de la route, avaient été installés dès le lever du jour en divers lieux de l’île à l’appel de l’Intersyndicale des transporteurs après l’échec d’une table ronde organisée mardi 14 février, sous l’égide du préfet.
Après plus que de quatre heures de négociation avec les principaux acteurs concernés par le prix de l’essence (Région, conseil général, compagnies pétrolières, associations de consommateurs, association des maires et chambre de commerce), les transporteurs réunionnais n’avaient pas obtenu satisfaction sur leur demande d’une baisse de 25 centimes à la pompe pour tous.
A la Réunion, le litre de sans plomb coûte 1,66 euro depuis le 1er février et celui de gazole 1,29 euros. Les taxes sur les carburants ne sont pas encaissées par l’Etat mais par la Région qui en reverse une partie aux communes et au conseil général.
La paralysie de nombreux axes routiers a entraîné la suspension des principaux réseaux de transports publics et scolaires un peu partout dans l’île.